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Le Grand Narbonne inaugure le poste de refoulement des eaux usées du Parc des Sports et de l’Amitié, et des réseaux d’assainissement associés

Le 08 juin 2022

Après un an de travaux, le Grand Narbonne clôture le chantier d’assainissement du quartier Est de Narbonne, qui consistait en la mise en place d’un réseau des eaux usées performant et adapté à l’évolution du quartier. Ces travaux, d’un montant global de 5,5 M€, s’inscrivent en amont du projet d’aménagement de ce secteur de la ville de Narbonne ainsi que des abords du musée NarboVia.

Photos : Inauguration de la station de refoulement des eaux usées au Parc des sports et de l'amitié de Narbonne, le 8 juin 2022.
Maître Didier Mouly, Maire de Narbonne, Président du Grand Narbonne, et Michel Jammes, Vice-Président du Grand Narbonne délégué au grand cycle de l'eau, eau potable et assainissement, GEMAPI et gestion des eaux pluviales urbaines, accompagnés d'élus du territoire, notamment les Vice-Présidents du Grand Narbonne Guillaume Heras et Jean-Marie Monié, et les Conseillers départementaux Didier Aldebert et Patrick François.

Le chantier comprenait la création d’un nouveau poste de refoulement des eaux usées et des réseaux le reliant à la station d’épuration de Narbonne.
En effet, les trois postes de refoulement des effluents existants étaient vieillissants, générateurs de nuisances olfactives et d’accès difficile, notamment pour les opérations d’entretien et de maintenance. L’un des postes était incompatible avec la création de l’entrée du musée NarboVia côté Robine ainsi qu’avec le projet d’aménagement des berges du canal.
Ainsi, le chantier a consisté à remplacer ces trois postes de refoulement des eaux usées par un seul poste, plus puissant, situé dans le parking d’honneur du Parc des Sports et de l’Amitié.

800 mètres linéaires de canalisations

Plus accessible, cet équipement a été relié à la station d’épuration de Narbonne grâce à la construction d’un réseau de 800 mètres linéaires de canalisations en grès, matériau durable et écologique. L’installation de ces canalisations, d’un montant de plus de 3,5 M€, a nécessité la traversée de l’avenue Maître Hubert Mouly, à trois reprises. Le chantier a été réalisé par phases afin de limiter l’impact sur la circulation de cette artère principale du quartier Est de Narbonne et de l’agglomération.
Signalétique, réunions d’informations, courriers aux riverains, relais sur les réseaux sociaux et dans la presse ont permis d’informer les habitants et les entreprises du quartier de l’avancée des travaux.
Aujourd’hui, le réseau bénéficie d’un traitement efficace et modernisé des eaux usées, le nouveau poste de refoulement étant doté d’un système de filtration de l’air qui empêche la diffusion de mauvaises odeurs.

Le potentiel énergétique des eaux usées à l’étude

Engagé dans la transition énergétique, le Grand Narbonne mène une réflexion sur la récupération thermique ou la réutilisation de la chaleur des eaux usées de la ville de Narbonne. En effet, avec une température de 12 à 20°C toute l‘année, les réseaux d’eaux usées constituent une source de chaleur ou de froid de proximité capable de se substituer aux énergies traditionnelles pour le chauffage et le rafraîchissement de nombreux bâtiments. Ainsi, il a été construit un regard collé au poste de refoulement qui, si le projet voit le jour, permettrait de mettre en place un échangeur thermique pour récupérer la chaleur des eaux usées.

Le suivi archéologique

Les tranchées réalisées pour la pose des canalisations pouvaient atteindre une profondeur de cinq mètres. Compte tenu de l’emplacement des travaux sur un quartier péri-urbain de Narbonne antique, le Grand Narbonne a sollicité un bureau d’études spécialisé en archéologie, sous couvert de la DRAC, qui a exercé des missions de contrôle tout au long du chantier.
Cette opération majeure de suivi archéologique a permis d’obtenir des renseignements sur l’histoire et l’évolution du quartier et d’en établir une cartographie plus précise.

127 structures funéraires, trois mausolées et plusieurs enclos funéraires ont été découverts.
Les vestiges recueillis illustrent la diversité des pratiques funéraires entre le Ier et le IVe siècle. Des blocs de pierre gravés ont notamment révélé des noms de Narbonnais. De nombreux prélèvements de sédiments et de vestiges archéologiques ont été réalisés afin de poursuivre les recherches.