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Le Grand Narbonne pose la première pierre de la station d’épuration de Cuxac-d'Aude

Le 13 mai 2016

Pose de la première pierre le 13 mai 2016, en présence, notamment, de Guillaume Heras, Vice-Président du Grand Narbonne délégué aux Ressources humaines, à la Mutualisation et à l’Environnement, Jacques Pociello, Maire de Cuxac-d’Aude, Jacques Bascou, Président du Grand Narbonne, Didier Aldebert, Conseiller départemental et Gérard Kerfyser, Vice-Président du Grand Narbonne délégué au Cycle de l’eau.

Le Grand Narbonne, dans le cadre de sa compétence eau et assainissement, poursuit son programme d'investissements afin de garantir un service public performant, en constante adaptation aux évolutions démographiques de son territoire et dans le respect des normes environnementales.

La commune de Cuxac-d'Aude disposait d'une station d'épuration devenue obsolète et sous-dimensionnée pour traiter les effluents de sa population actuelle et future. Avec une capacité de près de 10 000 équivalents habitants, la future station d'épuration de Cuxac-d'Aude comptera parmi les stations d'épuration les plus importantes construites par Le Grand Narbonne en dehors des équipements du littoral tels que ceux de Gruissan et Fleury d'Aude, dimensionnés pour l'accueil des touristes pendant l'été.

Un investissement de 4,7 M€

La pose de la première pierre de la station d'épuration de Cuxac-d'Aude est l'aboutissement de plusieurs années d'études. En effet, le projet initialement prévu a été remis en cause en 2013 suite à la modification du tracé de la ligne LGV Montpellier-Perpignan. Aussi, l'ensemble des procédures administratives et techniques a été repris en intégralité dès l'acquisition du nouveau terrain susceptible d'accueillir la future station d'épuration.

Le nouvel équipement épuratoire répond non seulement à l'évolution démographique de la commune de Cuxac-d'Aude mais également à l'évolution des normes environnementales. Les effluents, une fois traités et épurés, pourront être rejetés en toute sécurité pour le milieu récepteur naturel, l'Aude, qui traverse la commune.

Financements
Le montant global de l’équipement est de 4,7 M€
- 3 375 000 € TTC : coût de la construction de la station d'épuration
- 1 330 000 € TTC : coût des réseaux de transferts
Financeurs
Le Grand Narbonne : 2 360 000 €
L'État / L'Agence de l’eau : 1 373 000 €
Le Conseil départemental de l’Aude : 972 000 €

Outre la construction du bâtiment et des bassins de traitement, le chantier de la station d'épuration de Cuxac-d'Aude comprend la création d'un poste de refoulement sur le lieu-dit des Lavandières et la mise en place de réseaux de transferts des eaux usées jusqu'au nouvel équipement épuratoire, situé à 1 500 m de là.
Le poste de refoulement, qui recueille les eaux usées de l'actuelle station d'épuration, sera réhabilité afin d'être dimensionné selon les capacités de la nouvelle infrastructure par temps sec et par temps humide. Ainsi, quatre pompes seront installées pour accepter des débits désormais de 2 000 m3 par jour. Les cuves seront refaites et un groupe électrogène installé afin de garantir le transfert des effluents, même en cas de coupure d'électricité.

Particularité du chantier : le « fonçage » de la digue de protection des crues de l'Aude

La canalisation actuelle ne permettant pas de refouler les futurs débits des eaux usées, Le Grand Narbonne renforce la capacité de transfert de ces eaux, avec la création d'un double réseau de canalisations. La digue de protection des crues de l'Aude sera forée pour permettre leur passage. Au total, trois nouvelles canalisations seront installées.

Les travaux de construction de la station d'épuration débutent actuellement pour une durée de douze mois.
Le mode de traitement choisi, par boues activées, permettra d'assurer le traitement des eaux usées pour un volume journalier de 1 574 m3. Les eaux usées, en provenance du poste de refoulement des Lavandières, seront acheminées vers les équipements de pré-traitement puis épurées avant d'être rejetées dans l'Aude.

Le traitement en quatre étapes
1. Les prétraitements : une grille d'une maille de 15 mm motorisée élimine les déchets des eaux usées et retient les graisses.
2. L'épuration biologique : dans un bassin de près de 2 000 m3 brassé et aéré, des bactéries épurent l'eau et forment des boues dites "activées".
3. La clarification : cette étape permet de séparer les boues de l'eau. Un canal de comptage mesure le débit des eaux résiduaires rejetées dans l'Aude. Avec 90 % de matières en suspension clarifiées, ce procédé a un rendement épuratoire d'une efficacité éprouvée.
4. Le traitement des boues : cette dernière étape permet la concentration et la déshydratation des boues en excès qui seront ensuite acheminées vers Bioterra à Narbonne. Le compost ainsi produit avec un support végétal en partie issu des déchèteries du Grand Narbonne, est utilisé en amendement agricole.

Maître d’ouvrage : Le Grand Narbonne, Communauté d’agglomération
Maître d’œuvre : Bureau d'études Gaxieu
Parmi les entreprises retenues :
- Coordonnateur sécurité : Mateille - Ferrando
- Contrôle technique : APAVE
- Entreprises : Aqualter, SM, Madaule

La future station de traitement des eaux de Cuxac-d'Aude.